Notre-Dame de Tongre à Poperinge

Le 1er juillet dernier, une délégation du Comité Notre-Dame s’est rendue au cortège historique Maria Ommegang de Poperinge avec la copie de la statue de Notre-Dame de Tongre.
Voici quelques semaines, Eugène Massinon a été contacté par les organisateurs de l’Ommegang (en ancien flamand, « aller autour ») de Poperinge en vue d’une participation de la Vierge de Tongre pour l’édition 2018. Le Comité Notre-Dame a répondu favorablement à cette demande et un groupe composé d’Eugène, Jérôme, Coline, Lucas, Nicolas, Célia, Liliane et Adrien a fait le déplacement pour porter Notre-Dame de Tongre, agréablement fleurie par Yvette, au cours d’un après-midi de juillet particulièrement ensoleillé et chaud. Ainsi, pour l’anecdote, le long du parcours (de près de 3,3 km), les nombreux spectateurs étaient tous situés d’un seul côté de la voirie … celui où il y avait de l’ombre !
La procession mariale de Poperinge a une origine dont certains éléments peuvent faire songer aux événements de Tongre quelques siècles plus tôt. Le miracle commémoré s’est déroulé le 14 mars 1479 : un enfant mort-né a retrouvé des signes de vie lorsqu’il a été présenté à la vierge de l’église St-Jean. Le miracle a été reconnu par bulle papale en 1481. Précédemment, cette vierge à répit a aussi son histoire. Retrouvée par un pêcheur sur une berge du Vleterbeek, la statue de bois a été transportée en l’église St-Bertin de Poperinge mais retourna sur la berge ; elle fit de même lorsqu’elle fut placée en l’église Notre-Dame. Finalement, la vierge a choisi d’établir sa demeure en l’église St-Jean.
L’ommegang de Poperinge est une procession d’une quarantaine de groupes à la fois historique et religieuse. Précédé de groupes musicaux, le premier tiers du cortège relate les origines de la ville et les épisodes marquants de son histoire médiévale. Le second tiers des scènes représentent le miracle de 1479 et des mystères joyeux et douloureux du rosaire. Pour finir, une série de groupes introduisent solennellement les corps constitués et le char de triomphe de la Notre-Dame de Saint-Jean.
Au cœur des groupes qui précèdent le char de triomphe, se trouve l’invité de l’année : ici, pour l’occasion, Notre-Dame de Tongre. L’invitée était intercalée entre les drapeaux européens et l’arbre de mai. L’arbre de mai est un groupe charmant : autour d’un mât orné d’une figuration d’une potale à la vierge, des enfants, accompagnés d’un accordéon, entonnent au cours de la marche un chant populaire marial traditionnel en Flandre, « de veldkapel », sur une belle chorégraphie.
Au terme de la procession, une courte cérémonie réunit la chorale, le groupe invité, le char de triomphe, le magistrat et le clergé pour une bénédiction finale. En ce 1er juillet 2018, la messe du matin, l’ommegang et la cérémonie de clôture étaient rehaussés de la présence de Monseigneur Aerts, évêque de Bruges. Des quelques mots échangés avec Mgr Aerts, notre délégation a été heureuse d’apprendre que sa mère était venue prier plusieurs fois à Tongre-Notre-Dame.
Durant la semaine qui suit l’ommegang, l’une ou l’autre manifestations pieuses auront lieu à Poperinge. L’octave se terminera le week-end suivant par des messes et processions (Pameltje Ommegang) purement religieuses.
Enfin, après ce déplacement, le groupe de Tongre ne peut que féliciter les organisateurs pour l’accueil reçu. Chaque année deux membres de l’organisation accompagnent le groupe invité dès leur arrivée au lieu de rassemblement, le Onze-Lieve-Vrouwe Instituut ; aujourd’hui, ce sont Roger et une enseignante de français. C’est ainsi que pendant le cortège, Roger nous faisait régulièrement part de la confusion des spectateurs entre Tongre (en Hainaut) et Tongres (en Limbourg).

Pour en savoir plus :
sur l’ommegang de Poperinge : http://mariaommegang.be
pour des photos de l’ommegang : http://onzenheertje.be

 

2018-07-10T08:55:46+00:00